
A Wounded but Standing People — An Emotional Narrative from Iran’s Protests
January 13, 2026Le dix-huitième jour des manifestations en Iran est arrivé, mais le temps semble s’être arrêté pour de nombreuses familles — depuis le moment où leurs proches ont quitté la maison et ne sont jamais revenus, depuis que les hôpitaux, les morgues ou les services médico-légaux ont mis un terme à leurs histoires de vie, et depuis que des images de cadavres et de blessés — même diffusées par les autorités officielles — ont choqué et attristé le monde.
Ce récit ne parle pas seulement des rues ; il parle de foyers qui, en un clin d’œil, se sont vêtus de noir pour le deuil.
Là où l’image devient la voix du peuple
Même alors qu’Internet a été fréquemment coupé ou filtré, il est frappant que des institutions affiliées à l’État aient elles-mêmes publié des images de longues files devant les services médico-légaux, de chambres de morgue, d’entrepôts remplis de corps non identifiés et de cadavres dans les rues.
La diffusion de ces images — sans aucune explication officielle claire — a choqué non seulement les citoyens à l’intérieur du pays, mais aussi l’opinion publique mondiale.
Des images de jeunes portant des vêtements déchirés,
de corps présentant des traces de tirs à bout portant,
et des scènes où médecins et infirmiers soignent les blessés sous pression et avec un équipement limité,
ce ne sont pas de simples documents visuels ;
ce sont le témoignage de la souffrance d’une nation entière.
Des blessés dont les blessures ne peuvent toujours guérir
Dans les hôpitaux, certains services sont devenus des « salles secrètes ». Selon les témoins :
Beaucoup de blessés sont arrivés touchés par des balles militaires ou des plombs.
Certains n’osent pas enregistrer leur identité réelle en raison de la pression des forces de sécurité.
Certains ont été rapidement transférés vers des lieux inconnus après les soins.
Des sources médicales indépendantes estiment que le nombre de blessés pourrait être plusieurs fois supérieur aux chiffres officiels.
Mais plus important que les chiffres est la peur partagée : peur d’être arrêté à l’hôpital, transféré de force ou disparu.
Des maisons qui n’entendent plus de rires
Le nombre de morts est contesté. Les activistes affirment qu’il est bien plus élevé que ce que rapportent les médias officiels,
mais tous s’accordent à dire qu’il existe à peine un quartier en Iran qui ne soit pas en deuil.
Dans chaque ville, dans chaque ruelle, une famille est sous le choc et dans l’incrédulité.
Des mères tenant les vêtements ensanglantés de leurs enfants.
Des pères contraints d’enterrer les corps sans vie de leurs proches sans cérémonie et sous surveillance.
Des frères et sœurs qui ne savent comment expliquer une absence qui pourrait ne jamais revenir.
Ce deuil n’est pas silencieux ; il brille comme une étincelle dans les yeux des survivants.
Les rues — Là où la mort rencontre le courage
Malgré la répression, les gens retournent chaque jour dans les rues.
Jeunes, femmes, travailleurs, étudiants, enseignants —
tous les mains vides, mais avec des voix qui deviennent de plus en plus fortes.
Les rues iraniennes sont devenues une scène où la fumée des gaz lacrymogènes se mêle aux cris pour la liberté,
où les tirs à balles réelles font écho aux slogans,
et à tout moment, une vie peut s’éteindre sous les yeux des passants.
Pourtant, même dans cet environnement terrifiant, la voix de la protestation n’a pas été étouffée, car les gens croient être désormais à un point de non-retour historique.
Réactions internationales — Du choc au soutien ouvert
Les images de cadavres et de blessés ont suscité de fortes réactions internationales.
Médias et gouvernements ont averti d’un « écrasement mortel ».
Les dirigeants mondiaux — de l’Europe aux États-Unis — ont pris position.
Le président des États-Unis a annoncé :
Suspension des négociations avec les autorités iraniennes jusqu’à la fin des « massacres »,
Message adressé au peuple iranien : « Continuez à protester ; l’aide est en route »,
Menace que les pays commerçant avec l’Iran feront face à des tarifs de 25 %.
En Europe, le chancelier allemand et d’autres dirigeants ont déclaré de manière inédite que la République islamique traverse ses « derniers jours et semaines », appelant à mettre fin à la répression et à libérer les détenus.
Ces positions suscitent des sentiments mêlés chez les Iraniens :
espoir que leur voix soit enfin entendue,
et peur que le soutien ne reste que des paroles.
Un peuple blessé mais pas vaincu
L’Iran d’aujourd’hui raconte l’histoire d’un peuple blessé mais debout.
Des gens qui résistent aux balles, à la douleur, à la perte et à la pression.
Des gens qui sont devenus narrateurs de leurs propres histoires malgré la censure.
Des gens qui gardent une petite lumière près de leur cœur face à l’obscurité.
Cet article vise à offrir une image de la réalité humaine de ces jours — non seulement politique, non seulement analytique, mais la vérité telle qu’elle est ressentie par le peuple.
En fin de compte, on ne peut pas prévoir ce que demain apportera,
mais une chose est certaine :
les Iraniens ne sont plus le peuple silencieux du passé ;
c’est le début d’un nouveau chapitre de l’histoire contemporaine de l’Iran.
Mercredi 14 janvier 2026
Javad FIROZMAND





