
The Future of Iran: Dynamics of Protests and Conditions for Regime Change
January 7, 2026
Iran in the Streets: A Narrative of Protests, Hopes, and Expat Political Forces
January 10, 2026L’Iran traverse depuis plusieurs années une période de tensions sociales et politiques marquées par des protestations récurrentes. Ces mouvements reflètent une frustration profonde liée aux difficultés économiques, aux restrictions politiques et à l’absence de réformes structurelles.
Dans ce contexte, le rôle du Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI), de l’armée, des groupes armés, des réformateurs et de l’opposition en exil influence directement la trajectoire future du pays.
Cet article examine les scénarios possibles, les mécanismes d’influence des acteurs clés et les conditions nécessaires pour un changement politique majeur en Iran.
Acteurs clés et mécanismes d’influence
1. Le CGRI et l’armée
Le CGRI et l’armée constituent les piliers principaux de l’appareil d’État. Leur cohésion interne représente un facteur déterminant pour la stabilité ou la transformation du régime.
Mécanismes d’influence :
Contrôle des manifestations et gestion des forces de sécurité
Coordination stratégique dans les zones sensibles
Utilisation de réseaux économiques pour canaliser la pression sociale
2. Groupes armés internes et externes
Les groupes armés kurdes, baloutches et certains mouvements politiques tels que l’OMPI disposent d’un potentiel d’action en période de crise. Toutefois, sans fracture interne parmi les forces de sécurité, leur capacité à influencer le pouvoir central reste limitée.
3. Réformateurs
Les réformateurs jouent un rôle d’intermédiation. Ils cherchent à orienter les protestations vers un terrain politique plutôt que vers un affrontement direct.
Leur rôle principal :
Négociation interne
Réduction de la violence
Poussée vers des réformes limitées mais contrôlées
4. Opposition en exil
L’opposition extérieure, notamment le prince Reza Pahlavi, conserve une influence symbolique forte et agit principalement dans le domaine médiatique.
Bien que leurs discours mobilisent une partie de la société, leur capacité opérationnelle reste limitée en l’absence d’une structure interne organisée.
Scénarios possibles pour l’avenir de l’Iran
Scénario 1 : Protestations nationales contrôlées (le plus probable)
Les manifestations continuent mais restent fragmentées.
Le CGRI et l’armée conservent leur cohésion, empêchant une chute rapide.
Scénario 2 : Transition graduelle
Les pressions internes forcent le gouvernement à accepter quelques réformes limitées, sans remise en cause du système.
Scénario 3 : Effondrement rapide
Ce scénario n’est possible que si plusieurs facteurs convergent :
crises économiques extrêmes
fractures militaires
activation simultanée des groupes armés
Il reste peu probable dans les conditions actuelles.
Scénario 4 : Gouvernement civil sous contrôle du CGRI
Face à une crise majeure, un gouvernement civil de façade mais contrôlé par le CGRI reste une option réaliste pour maintenir le pouvoir.
Conditions d’un changement de régime
Un renversement rapide exige la convergence simultanée de cinq facteurs :
Manifestations massives et coordonnées
Division profonde dans le CGRI et l’armée
Crise économique aiguë
Action opérationnelle des groupes armés
Absence de soutien international au régime
Sans ces conditions, une transition brutale est improbable.
Rôle de la communauté internationale
L’Occident ne soutient pas un effondrement soudain sans alternative claire, au vu des expériences irakienne et libyenne.
Une ouverture du CGRI vers un dialogue international serait susceptible :
d’alléger la pression extérieure
de réduire l’intensité des protestations
de renforcer la position du CGRI
Conclusion
Le scénario le plus plausible à court terme reste celui d’une contestation contrôlée.
Tant que les forces militaires demeurent unies, une chute rapide du régime reste improbable.
L’avenir de l’Iran dépendra donc davantage d’un équilibre entre pression sociale, réformes limitées et négociations internationales que d’un bouleversement soudain du pouvoir.
7 janvier 2026
Javad FIROZMAND





